MALADIE DE RAYNAUD / FRILOSITÉ

La maladie de Raynaud est un trouble de la circulation du sang dans les extrémités, comme les doigts, les orteils, et dans certains cas, le nez et les lobes d’oreilles. Son nom rend honneur au médecin français Maurice Raynaud, qui fut le premier à en décrire les manifestations en 1862. Maladie chronique, elle apparaît par épisodes durant lesquels les régions atteintes deviennent blanches et s’engourdissent.

Le plus souvent, cette maladie se déclenche à la suite de l’exposition au froid ou d’un stress émotionnel. Le phénomène physiologique à l’origine des symptômes s’appelle la vasoconstriction. Lorsqu’il fait froid, le corps réagit par différents réflexes afin de conserver au maximum sa chaleur. Un de ceux-ci est la constriction (ou resserrement) des petits vaisseaux sanguins sous la peau aux extrémités, soit aux mains et aux pieds, mais aussi au nez, aux lobes d’oreilles et aux lèvres. Bref, le sang déserte les extrémités.

La simple frilosité est à distinguer de la maladie de Raynaud. Il y a maladie lorsque ce mécanisme de vasoconstriction se manifeste de manière excessive, au moindre stimulus. Cette maladie peut toucher symétriquement plus de deux doigts dans chaque main.

À la Société d’arthrite du Canada, on révèle qu’environ 12 000 Canadiens en sont atteints (soit quatre personnes sur 10 000). En France, la maladie toucherait 4 % de la population. Il faut comprendre que la maladie de Raynaud n’est pas grave en soi. Elle peut toutefois se manifester de manière fréquente.

Deux formes de maladie

  • La maladie de Raynaud de forme primaire n’a pas de cause identifiable. On ne peut donc pas associer avec certitude les symptômes observés à ceux d’une maladie sous-jacente. Il s’agit de la forme la plus fréquente, soit 90 % des cas.
  • La maladie de Raynaud secondaire ou le syndrome de Raynaud se développe à la suite d’une autre maladie, de la prise de médicaments ou d’activités professionnelles. Bref, lorsque la cause est identifiable. À titre d’exemple, le syndrome de Raynaud apparaît chez la majorité des personnes atteintes de sclérodermie.

Éléments déclenchants

Le plus fréquemment, c’est l’exposition au froid ou une variation de température qui enclenche les réflexes vasoconstricteurs à l’origine des crises.

Voici quelques autres facteurs déclenchants connus :

  • Les émotions intenses;
  • Le stress;
  • Le tabagisme
  • Les vibrations : la manipulation répétitive et régulière d’outils mécaniques à vibrations peut déclencher la maladie (les brise-béton, les scies à chaîne, les marteaux piqueurs, etc.).

Complications

Le risque est faible qu’une crise grave provoque la mort des tissus affectés, ce qu’on appelle la gangrène. Ces tissus morts devront être excisés. Les complications surviennent surtout chez les personnes atteintes de sclérodermie. Généralement, la forme secondaire de la maladie est plus complexe que la forme primaire, et entraîne des conséquences plus sérieuses.

Symptômes

Les symptômes suivants peuvent durer de quelques minutes à quelques heures.

  • Un changement de la couleur normale de la région atteinte, qui passe souvent du rosé naturel au blanc, au bleu (parfois), puis au rouge (indiquant le retour de la circulation).
  • Des fourmillements, des pulsations et un engourdissement avec ou sans perte de sensibilité.
  • Une douleur à la région atteinte (rarement).

Personnes à risque

  • Les femmes sont plus touchées que les hommes. Celles âgées de 15 ans à 40 ans constituent 75 % des cas de maladie de Raynaud de forme primaire.
  • Les personnes qui souffrent de certaines maladies, dont la sclérodermie et les maladies du tissu conjonctif, la polyarthrite rhumatoïde, le syndrome de Sjögren, le syndrome du tunnel carpien, l’athérosclérose, l’hypertension pulmonaire et le lupus.
  • Les personnes qui doivent prendre des médicaments dont l’effet est de contracter les vaisseaux sanguins : les bêta-bloquants (utilisés pour traiter l’hypertension), l’ergotamine (utilisée pour traiter les migraines et les maux de tête), la pilule anticonceptionnelle, les agents de chimiothérapie, les narcotiques.
  • Les personnes qui vivent dans les régions de grand froid.
  • Les professionnels de différents secteurs d’activités :
  • Les ouvriers des poissonneries (alternance de chaud et de froid et manipulation de glace ou de tout autre produit réfrigérant)
  • Les travailleurs qui utilisent des outils mécaniques générant des vibrations
  • Les travailleurs du plastique : ceux qui travaillent plus spécifiquement avec le chlorure de vinyle développent la forme secondaire de la maladie de Raynaud associée à la sclérodermie
  • Les personnes qui s’exposent à des stress physiques répétés : travail sur des claviers ou un instrument.
  • Les personnes qui ont déjà eu un choc électrique ou une brûlure attribuable au froid.

Prévention

Les mesures suivantes permettent de diminuer la fréquence et l’intensité des crises de la maladie de Raynaud, ou encore ses complications.

Se protéger du froid. Il s’agit de la meilleure protection qui soit. S’habiller chaudement en « oignon » (plusieurs couches), porter des gants, un chapeau, une écharpe et des chaussettes, et ne pas oublier les gants lorsqu’on manipule des produits réfrigérés. Attention à l’air conditionné, car des changements rapides de température peuvent déclencher une crise.

Cesser de fumer. Elle serait, selon l’une de nos sources, la mesure préventive la plus importante à adopter pour les fumeurs (voir la fiche Tabagisme). La nicotine réduit la circulation du sang dans les extrémités.

Mieux gérer son stress. Éviter les situations stressantes ou apprendre à les gérer peut aider grandement les personnes dont la maladie est déclenchée par ce facteur. Plusieurs aides tirées des médecines classique et alternative permettent d’y parvenir. Consulter notre dossier Le stress et l’anxiété pour en voir l’éventail.

Autres mesures

  • Faire des activités physiques, sur avis médical, permet le réchauffement, le maintien du poids, la détente, et le bien-être physique et moral.
  • Être vigilant afin d’éviter des blessures aux mains ou aux orteils.
  • Éviter les médicaments comme les décongestionnants et ceux contenant de la phénylpropanolamine.

En cas de travail avec des outils mécaniques entraînant des vibrations, n’utiliser que ceux dont le fonctionnement est adéquat. Tenir l’outil d’une prise légère et sans crispation, ce qui permet une plus grande souplesse du fonctionnement de l’outil et moins de secousses pour les mains et les bras.

Vitamines et minéraux antioxydants. Une étude soutient que des carences en vitamine C et en sélénium prédisposent aux dommages tissulaires irréversibles chez les patients souffrant de la maladie de Raynaud (de forme primaire ou secondaire). Lors de cette étude, les taux sanguins de quatre micronutriments antioxydants étaient mesurés : le sélénium, le bêta-carotène (vitamine A), la vitamine E et la vitamine C.1 Une corrélation a été établie entre la gravité de la maladie et des carences en vitamines C et en sélénium. On sait déjà que le tabagisme épuise la vitamine C, mais il semble que dans la présente étude, les déficiences soient indépendantes de ce facteur. D’autres études seront nécessaires pour permettre de faire la recommandation de tels suppléments.
Traitements médicaux
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Il n’existe pas encore de traitement de la maladie de Raynaud primaire, on ne peut donc pas en guérir. Toutefois, il est possible de diminuer la fréquence des crises en modifiant certaines habitudes, comme cesser de fumer ou bien se protéger du froid.

Par ailleurs, il ne faut en aucun cas négliger ces symptômes, puisqu’ils peuvent cacher une maladie sous-jacente ou être le premier symptôme d’une autre maladie, comme l’arthrite rhumatoïde. En cas de syndrome de Raynaud (forme secondaire), le traitement vise à soigner la maladie sous-jacente. Mieux vaut consulter un médecin.

Conseils pratiques en cas de crise

  • Si vous êtes à l’extérieur dans un climat froid, regagner l’intérieur.
  • Réchauffer les mains ou les pieds en faisant couler de l’eau tiède (et non chaude, cela pourrait endommager la peau) sur la région atteinte ou par trempage.
  • Prendre le temps de se détendre, ce qui diminue la durée de l’attaque.
  • Dans le cas où une situation stressante est à l’origine de l’attaque, tenter de se sortir de cette situation, avec l’aide d’un tiers si nécessaire, afin de relaxer.

Traitements

DynaFortis:
Complexe phytothérapeutique essentiel visant à maintenir ou rétablir dans de justes proportions l’équilibre entre les humeurs ou fluides de l’organisme et favoriser ainsi l’état de santé. DynaFortis s’adresse surtout aux personnes chez qui prédominent les états froids et humides, ce qui concerne le plus grand nombre de personnes de nos jours.

TensioReg:
Gélules pour régulariser la tension artérielle et améliorer la circulation sanguine même au niveau des vaisseaux capillaires. L’action bénéfique de TensioReg se fait sentir après quelques jours seulement. Pour parvenir à la régularisation complète de la tension il faut comprendre que TensioReg agit progressivement pour rendre à tous les organes leur vitalité et assurer leur bon fonctionnement, qui seul permet une auto-régulation de la tension artérielle (Hypertension – Hypotension) sans risque d’effets secondaires.

Baume Mouse-O-Soft:
Lotion huileuse phyto-thérapeutique qui apaise les douleurs associées au Syndrome du Canal Carpien et en élimine les symptômes. Sa puissante action anti-inflammatoire résorbe l’inflammation des tendons réduisant ainsi la pression mécanique qu’ils exercent sur le nerf médian. Le Baume remplace avantageusement les traitements aux corticoïdes, sans leurs effets secondaires. Ce syndrome affecte de nombreux utilisateurs d’ordinateur mais aussi toutes les personnes qui effectuent des gestes répétitifs (caissières, ouvrier de chaîne de montage, découpe de viande, sportifs, etc.).


PRODUITS RELIÉS À CE SYMPTOME