CALCULS RÉNAUX

Les calculs rénaux sont de petites concrétions plus ou moins dures qui se forment dans le rein à partir de cristaux déposés par l’urine. La formation de calculs porte le nom de lithiase (du grec lithos, « pierre »). Le constituant chimique le plus fréquent des calculs est l’oxalate de calcium, mais on retrouve parfois de l’acide urique.

La cause des calculs, lorsqu’elle est identifiée, est soit locale (urinaire), soit générale. Les causes locales sont une infection des voies urinaires ou leur obstruction (par une tumeur bénigne comme l’adénome de la prostate, par exemple). L’hypercalcémie (augmentation de la concentration du calcium sanguin), qui fait partie des causes générales, est observée, par exemple, au cours d’un excès de fonctionnement des glandes parathyroïdes. Des calculs peuvent également se développer en cas de concentration trop élevée d’acide urique dans le sang. D’une manière générale, des apports alimentaires excessifs, associés à une absorption d’eau insuffisante, favorisent la formation des calculs.

Les symptômes qui signalent l’existence d’un calcul peuvent être un saignement dans les urines (hématurie), une infection ou une obstruction. Les calculs rénaux de petite taille ont tendance à migrer dans l’urètre, puis vers la vessie. Leur progression s’accompagne de colique néphrétique, violente douleur qui apparaît brutalement. Si le calcul parvient à la vessie, il peut être éliminé au cours d’une miction, parfois sans que le sujet ne le décèle, et la douleur cesse. Si le calcul est trop gros pour passer, un traitement est nécessaire en urgence.

Le premier traitement des calculs urinaires et rénaux, à la fois curatif et préventif des récidives, est celui de la cause, quand on la connaît. L’extraction d’un calcul par chirurgie n’est presque plus employée, car l’endoscopie permet, grâce à un tube optique muni d’un petit instrument et introduit par l’urètre, de remonter jusqu’au calcul et de le désagréger ou de l’extraire. La lithotripsie extracorporelle est une technique plus récente, utilisant des ondes de choc de natures diverses, produites par un appareil externe, pour désintégrer les calculs à distance. La prévention des récidives repose sur des médicaments qui modifient l’acidité des urines ou sur un régime alimentaire adapté. On conseille habituellement de boire abondamment, car un flux urinaire élevé entraîne les cristaux en formation. Cependant, il est préférable d’arrêter de boire dès qu’une crise de colique néphrétique a commencé, afin de ne pas aggraver les symptômes.


PRODUIT RELIÉ À CE SYMPTOME