TOXINES

Quelques organes sont sujets à l’accumulation de toxines, résidus ou accumulation de déchets organiques, parmi ceux-ci on retrouve plus particulièrement le foie, les reins, la vésicule biliaire et la rate.

Le foie
Le foie a un débit sanguin moyen de 1,4 litre par minute ; il contient en permanence environ 10 % du sang total de l’organisme. Il est également traversé par le sang du pancréas et de la rate. Les cellules hépatiques aident le sang à assimiler les substances nutritives, et à excréter les déchets et les toxines, ainsi que des substances comme les stéroïdes, les œstrogènes et d’autres hormones.

Des phagocytes spécifiques du foie (voir Immunitaire, système) nettoient le sang de substances étrangères et de bactéries. Le foie digère également de nombreux médicaments et sécrète du cholestérol, de la bilirubine (produit de dégradation de l’hémoglobine) et de nombreuses autres substances, y compris des enzymes.

Maladies du foie
L’hépatite est généralement causée par une infection virale, mais elle peut également être due à des agents ou à des poisons chimiques, à des médicaments, à des bactéries ou toxines bactériennes, à une maladie amibienne et à certaines infections parasitaires. L’hépatite peut devenir chronique entraînant une cirrhose et une destruction progressive de l’organe. Toutefois, la plupart des cas de cirrhose sont associés à une ingestion abusive d’alcool, généralement couplée avec un régime alimentaire insuffisant. Dans les cas d’hépatite aiguë, la maladie est parfois sévère au point que toutes les cellules du foie sont détruites et le patient meurt d’insuffisance hépatique ou d’occlusion des vaisseaux sanguins partant du foie. La jaunisse, symptôme habituel de l’hépatite, est due à l’accumulation de quantités excessives de bilirubine dans le sang.

Certaines maladies tel que le diabète sucré sont dues à des quantités excessives de lipides dans le foie ; les troubles hypophysaires et des poisons comme l’alcool et le chloroforme, qui empêchent une oxydation correcte dans le foie, peuvent avoir les mêmes effets.

Les reins
Les reins ont une forme de haricot, avec un bord externe convexe et un bord interne concave. Le bord interne présente en son milieu une petite dépression appelée hile, au niveau de laquelle entrent ou sortent les vaisseaux sanguins, les nerfs et les voies urinaires.

L’artère rénale apporte au rein le sang venant du cœur par l’intermédiaire de l’aorte. Le sang ressort du rein par la veine rénale et passe dans la veine cave inférieure, qui le conduit à nouveau au cœur.

Les voies urinaires sont représentées au niveau du hile par le bassinet, qui recueille l’urine venant de plusieurs petites cavités en forme d’entonnoir, les calices. Le bassinet se poursuit par l’uretère, canal qui véhicule l’urine du rein vers la vessie.

Le rein comprend un tissu qui assure la fonction d’épuration, appelé parenchyme rénal, mêlé à un tissu interstitiel protecteur. Le parenchyme est constitué d’un très grand nombre de néphrons, unités structurelles et fonctionnelles du rein, qui sont les canaux élaborant l’urine. Chez l’être humain, chaque rein comprend environ 1 million de néphrons.

Le rein élimine les déchets du métabolisme et, éventuellement, les substances toxiques (certains médicaments, par exemple), tout en empêchant la fuite des substances nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. De fait, le rein joue un rôle primordial dans le maintien des équilibres hydro-électrolytique et acido-basique de l’organisme.

Rein (structure)
Les unités microscopiques fondamentales du rein sont les néphrons. Chacun reçoit, à partir d’une branche de l’artère rénale, le sang qu’il filtrera pour former l’urine. Le néphron commence par un glomérule (petit peloton de capillaires sanguins) entouré de la capsule de Bowman. Il se poursuit par un tubule qui comprend le tube proximal, puis l’anse de Henlé en forme d’épingle à cheveux, et enfin le tube distal. Les différents tubes distaux se jettent dans les canaux collecteurs aboutissant au bassinet.

La vésicule biliaire
La vésicule biliaire est un sac membraneux en forme de poire situé sous le lobe droit du foie. Elle est composée d’un fond élargi, puis d’un corps (la partie principale), qui s’étrangle progressivement jusqu’au col (ou bassinet), lequel se termine par le canal cystique. Ce dernier rejoint le canal hépatique (qui contient la bile provenant du foie) pour former le canal cholédoque, qui se jette dans l’intestin grêle. La paroi de la vésicule biliaire comporte une fine membrane séreuse (d’origine péritonéale), une couche moyenne de tissu fibreux et de muscle lisse et une couche interne muqueuse.

Entre les repas, la vésicule biliaire concentre et stocke la bile sécrétée par le foie qui lui parvient par l’intermédiaire des canaux hépatique puis cystique, et elle en absorbe l’eau et les électrolytes. Au cours des repas, à la suite de l’arrivée des lipides dans le duodénum, la vésicule y déverse la bile qu’elle contient par deux mécanismes, l’un nerveux réflexe, l’autre hormonal. Le rôle de la bile est de provoquer l’émulsion des graisses alimentaires, afin que ces dernières puissent être absorbées à travers la muqueuse intestinale et passer dans le sang.

La vésicule biliaire peut être le siège d’une lithiase, formation de calculs, concrétions pierreuses pouvant parfois atteindre la taille d’une petite poire. Après l’ulcère duodénal, la lithiase biliaire est la plus fréquente des affections digestives chroniques dans les pays industrialisés. Se formant à partir des sels qui composent la bile, les calculs sont en général constitués de cholestérol, mais aussi parfois de calcium, ainsi que d’un pigment caractéristique de la bile, la bilirubine.

Située sous le foie, la vésicule biliaire reçoit et stocke la bile provenant de cet organe. Au cours des repas, elle se contracte et déverse son contenu dans l’intestin grêle par l’intermédiaire du canal cholédoque, pour permettre la digestion des lipides (« graisses »).

La rate
Située en haut et à gauche de l’abdomen, sous le diaphragme, la rate joue un rôle important dans l’épuration du sang. Elle est placée en arrière de l’estomac, et maintenue au péritoine par des bandes fibreuses. Elle mesure environ 13 cm de long, 8 cm de large, et pèse en moyenne 200 g. Le sang artériel qui pénètre dans la rate est véhiculé par l’artère splénique (du mot grec splen, qui signifie « rate »). Il est ensuite drainé par la veine splénique dans le système porte. Les nerfs de la rate sont issus du plexus solaire.

La rate est partie intégrante du système lymphatique et du système vasculaire. Elle joue un rôle important dans la réponse immunitaire et participe à la destruction des cellules sanguines âgées ou anormales. Elle élimine aussi des micro-organismes provenant de la circulation sanguine. La rate extrait le fer de l’hémoglobine contenue dans les globules rouges qu’elle détruit et le garde en réserve. Elle élimine également les pigments biliaires.

De nombreuses maladies peuvent affecter la rate. La splénomégalie, augmentation anormale de son volume, est due à une infection bactérienne, parasitaire ou virale comme la mononucléose infectieuse, la tuberculose ou le paludisme. La splénomégalie peut également être consécutive à une cirrhose du foie

L’abcès splénique, rare, est une infection bactérienne qui peut résulter de la perforation d’un ulcère gastro-duodénal. De petits abcès bénins peuvent se développer sans être détectés. À l’inverse, un abcès volumineux ne passe pas inaperçu. Il risque de se rompre dans la cavité abdominale et de provoquer une péritonite. L’infection gagne parfois le sang et s’étend au foie, où elle forme à nouveau un abcès. L’abcès splénique est soigné à l’aide d’antibiotiques ou d’un drainage chirurgical.


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