COUDE DE TENNIS (TENNIS ELBOW)

L’épicondylite ou coude tennis est une maladie douloureuse du coude. On l’appelle aussi « Tennis elbow » (ou “coude du joueur de tennis”), appellation trompeuse, car la plupart des personnes qui souffrent de ce problème ne jouent pas au tennis. En fait, l’épicondylite est rarement associée à des activités de loisirs.

L’appellation scientifique du tennis elbow, “épicondylite latérale”, désigne une inflammation qui survient au voisinage d’une petite saillie osseuse de l’os du bras (humérus), juste au-dessus de l’articulation du coude sur la face externe du bras. Il arrive toutefois que d’autres régions de l’avant-bras et du coude soient douloureuses. Selon certains experts, l’appellation “syndrome douloureux latéral du coude” est plus précise, mais cette appellation est encore peu utilisée. L’épicondylite ou coude du joueur de tennis est cinq à neuf fois plus fréquente que l’épitrochélite. La douleur se situe surtout dans la partie externe de l’avant-bras, dans la région de l’épicondyle. L’épicondyle est une petite saillie osseuse de la face externe de l’humérus, l’os du haut du bras, située près du coude. L’épicondylite touche environ 0,6 % des travailleurs, les travailleurs manuels étant les plus touchés, et pas moins de 40 % des joueurs de tennis.

Ce sont principalement les tendons lésés situés à proximité du coude qui sont responsables de la douleur associée à l’épicondylite. Les tendons sont de solides bandes de tissu qui fixent les muscles à l’os. Lorsqu’ils subissent une tension ou une surutilisation répétées, les tendons deviennent sensibles et gonflés. Le sujet souffre alors de tendinite (ou ténosite), terme médical désignant l’inflammation d’un tendon. L’épicondylite latérale (ou tennis elbow) désigne un type particulier de tendinite qui touche une région particulière du coude.

Il existe trois types de coude tennis :

Le coude tennis articulaire :
Dans ce cas, la douleur est liée à une altération de l’articulation elle-même. Il peut s’agir d’une fissuration d’un ménisque inconstant situé dans l’articulation du coude (entre radius et humérus), d’une maladie du cartilage telle que l’on peut en rencontrer chez l’enfant et l’adolescent, d’une inflammation ou d’une maladie de la membrane synoviale. Les douleurs sont plus souvent d’apparition brutale, avec une limitation de la mobilité du coude fluctuante.

Le coude tennis neurologique :
Le nerf radial, innervant la main, passe juste en avant de l’épicondyle, et peut être comprimé par des formations anatomiques anormales. La douleur ressemble alors à une brûlure, irradiant vers le haut ou le bas, souvent nocturne. Des fourmillements peuvent être retrouvés sur le dos de la main.

Le coude tennis intriqué :
Fréquemment, nous retrouvons des formes vieillies comportant plusieurs atteintes parmi les lésions suscitées.

Les causes et les facteurs de risque :
Le coude tennis survient chez les personnes qui répètent souvent un même mouvement de la main et du poignet. Par exemple, forcer du poignet vers le bas ou vers le haut en faisant une torsion de l’avant-bras. Pensons aux sports de raquette, au désherbage du jardin, à l’usage fréquent du tournevis, au transport de valises lourdes, etc.

Lorsqu’on effectue ces mouvements de manière inadéquate et répétitive, on croit que de petites déchirures se formeraient dans les tendons. Ces micro-traumatismes entraînent des lésions et une irritation des tendons. L’usure du coude ou l’irritation des nerfs dans le voisinage du coude pourrait aussi causer douleurs et inflammation. Même si ces lésions ne provoquent pas toujours une inflammation des tendons, les tissus avoisinants peuvent s’enflammer et affecter l’articulation du coude.

Les personnes à risque sont Les joueurs de tennis et les personnes qui pratiquent d’autres sports de raquette, les menuisiers, les maçons, les ouvriers de chaînes de montage, les personnes qui passent beaucoup de temps à un clavier d’ordinateur disposé de manière non ergonomique, les musiciens jouant d’un instrument à cordes ou de la batterie et les personnes de plus de 30 ans sont plus à risque que les plus jeunes.

Les signes de la maladie : L’épicondylite latérale peut se manifester par une grande sensibilité au toucher de la face externe du coude. Cette sensibilité devient douloureuse lorsque le poignet et le coude accomplissent certains mouvements, par exemple :

  • plier le poignet en gardant le coude tendu,
  • tenter de redresser le poignet contre résistance tout en gardant le coude tendu,
  • tenter de plier la main vers l’arrière contre résistance, tout en gardant le coude tendu
  • tenter de redresser les doigts contre résistance.

En général, il n’existe aucun signe visible de rougeur ou d’enflure. La plupart du temps, seul un bras est atteint, habituellement celui qui travaille le plus.

La douleur persiste généralement pendant quelques semaines, mais dure parfois plusieurs mois. Dans 1 % des cas, les symptômes persistent pendant plus d’un an.

Le coude tennis peut se manifester de différentes façons. Certaines personnes voient leurs symptômes apparaître progressivement, après avoir effectué le même type de travail pendant plusieurs années. D’autres sont atteintes brusquement, peu de temps après avoir commencé à effectuer un nouveau travail. Il arrive parfois que les symptômes apparaissent immédiatement après un unique effort musculaire violent ou après une blessure au coude. Dans d’autres cas, le coude tennis apparaît sans qu’il soit possible d’en déterminer la cause.

Prévention : La prévention constitue donc le moyen le plus efficace d’atténuer ou de circonscrire ce problème en milieu de travail. La prévention de l’épicondylite passe par :

  • une sensibilisation générale visant à mieux faire connaître la maladie et ses rapports avec les activités professionnelles,
  • une intervention rapide visant à cerner les facteurs de risque et à les éliminer avant que la maladie n’apparaisse.

Il faut identifier les tâches associées à l’épicondylite et les modifier de manière à réduire le risque de blessures graves. Il est particulièrement dangereux d’utiliser les doigts, les poignets et les avant-bras pour effectuer un travail répétitif, qui nécessite un mouvement vigoureux et l’adoption de mauvaises postures, et laisse peu de place au repos.

Si l’on veut prévenir l’épicondylite, il importe de bien concevoir les lieux de travail de façon à éviter que les travailleurs doivent constamment travailler à bout de bras. Le choix des outils et l’emplacement de l’équipement peuvent également aider à réduire au minimum la distance des objets à atteindre et à limiter le poids des objets soulevés ou déplacés à bout de bras.

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